
Rondeau : Fut-il jamais douceur de coeur pareille
Fut-il jamais douceur de coeur pareille
À voir Manon dans mes bras sommeiller ?
Son front coquet parfume l'oreiller ;
Dans son beau sein j'entends son coeur qui veille.
Un songe passe, et s'en vient l'égayer.
Ainsi s'endort une fleur d'églantier,
Dans son calice enfermant une abeille.
Moi, je la berce ; un plus charmant métier
Fut-il jamais ?
Mais le jour vient, et l'Aurore vermeille
Effeuille au vent son bouquet printanier.
Le peigne en main et la perle à l'oreille,
À son miroir Manon court m'oublier.
Hélas ! l'amour sans lendemain ni veille
Fut-il jamais ?
Alfred de Musset (1810-1857)
Le Chêne et le Roseau
Le Chêne un jour dit au Roseau :
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d'aventure
Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.

Au cœur de chaque poète, vit un jardin de fête.
Il en est des fleurs comme de la vie :
Il en est des graciles,
qui s'éveillent au petit jour
et se ferment à midi…
Il en est des fragiles,
qui ne supportent pas le jour
et vivent à mi-nuit.
Il en est qui nous parlent d'amour
et fuient l'ennui.
Il me faudrait plusieurs jours
Pour composer l'ABCédaire
de mon jardin de poète.
Il me faudrait plusieurs jours
Pour composer l'ABCédaire
De tous mes mots d'amour.
Jardin de fleurs,
jardin de rêves,
jardin de bonheur,
jardin des sens,
jardin des cœurs,
jardin de ton cœur,
jardin de mon cœur…
jardin de tendresse et de caresse,
jardin de fête à mon cœur de poète.
Jardin de fleurs pour le plaisir des sens,
jardin peuplé d'abeilles et parfumé de miel.
Jardin aux couleurs d'arc en ciel de l'iris.
Jardin aux doux souvenirs…
jardin de myosotis. A comme Aimer.

La Mésange charbonnière (Parus major) est un passereau de la famille des paridés. C'est la plus commune des mésanges eurasiatiques
La Mésange charbonnière est l'une des plus grandes mésanges (14 cm pour un poids de 16 à 21 g), de la taille d'un moineau.
Elle se caractérise par sa calotte noire, ses joues blanches, son dos verdâtre et une bande noire (ou « cravate ») tout le long de la poitrine et du ventre jaunes. Cette bande est moins large chez la femelle que chez le mâle.
Nom de l'oiseau dans d'autres langues : einguezingue, exingue, imbezingue, oui-tâto, Koolmees (néerlandais), Kohlmeise (allemand), Cinciallegra (italien), Carbonero común (espagnol), Titmouse , Great Tit, (mésange charbonnière) (anglais), Talgoxe (suédois), Bolshaya Sinitsa (russe).
Envergure : 23 à 26 cm
Longévité : 15 ans
Elle est présente partout en Europe, en Afrique du Nord et dans la majeure partie de l'Asie. Elle est sédentaire et occupe presque tous les habitats : bois, parcs, jardins...
C'est un oiseau grégaire : en dehors de périodes de nidification, elle vit en groupe avec d'autres mésanges. C'est une visiteuse habituelle des mangeoires en hiver
La Mésange charbonnière zinzinule.
La Mésange charbonnière se nourrit essentiellement d'insectes en été, de graines, de baies et de fruits le reste de l'année.
Deux couvées de 5 à 12 œufs par an (avril-mai puis juin-juillet). Le nid est construit dans le trou d'un arbre, d'un mur ou dans un nichoir. Les œufs sont couvés par la femelle 13 ou 14 jours. Les petits restent au nid entre 16 et 21 jours après l'éclosion.
Dans les vergers soucieux de limiter l'usage de pesticide, on place parfois des nichoirs à mésange afin que celles-ci mangent les vers de la pomme et les pucerons.