Je suis la déesse de la lune
celle qui peuple tes rêves
je ne te promets pas la fortune
simplement des songes sans trève
Je suis la femme bleue
celle qui colore tes pupilles
de doux regards soyeux
de sentiments qui frétillent
Je suis la fée de la nuit
celle qui enchante tes songes
je passe sans faire de bruit
quand dans tes rêves tu plonges
Je suis la muse de tes espoirs
celle qui donne la passion
à celui qui veut croire
qu'on aime sans raison.
M.N (LittleSun)
AIMER C' EST COMME APPRENDRE A MARCHER
Petite fille tu pleures sur tes cahiers
Tes larmes tombent,roulent sur le papier glacé
Tu ne peux plus écrire,tu ne peux plus rire
Tu ne peux exprimer le chagrin qui te tiens
Tu ne peux exprimer ce que tu as envie de crier
Aimer c'est comme apprendre a marcher
L'équilibre est dur à trouver
Un pas après l'autre
Un pas devant l'autre
Ne jamais se retourner
Pour ne pas tomber
Tu pense encore a lui
A celui qui est parti
Celui qui t'a blessé
Celui qui t'a humilié
Celui qui t'avait juré
De ne jamais te quitter
Mais tu sais l'amour
C'est comme apprendre a marcher
C'est toujours
Un pas après l'autre pour ne pas tomber
C'est toujours
Une histoire d'équilibre difficile à trouver
Aimer c'est s'avoir se donner
Se donner à l'un à l'autre en entier
C'est savoir saigner
Saigner pour pouvoir donner un morceau
De son coeur, sans quartier aux bourreaux du ghetto
Alors petite fille essuie,sèche tes larmes
Enlève cette pluie de tes beaux yeux bleus
Je veux y voir des flammes Du feu,de la chaleur, de la vie
A nouveau y briller
Scintiller de mille éclats
Pour pouvoir a nouveau te serrer dans mes bras
auteur . P.BERVORE
Un jeune homme et une jeune femme qui partageaient une grande passion pour le jardinage s'étaient mariés. Leur amour
des plantes n'ayant d'égal que le plaisir qu'ils prenaient l?un avec l'autre, ils vécurent longtemps, heureux d'être ensemble. La seule ombre à leur bonheur était qu'ils n'avaient pas d'enfant.
Ce n'est que tard dans la vie qu'ils eurent enfin un fils.
Le couple mourut de vieillesse à quelques jours d'écart ; l'un ne survivant pas au départ de l'autre. Leur fils, qui était encore un jeune
garçon, devint responsable du jardin et il s'en occupa avec toute l'attention et le dévouement que ses parents lui avaient transmis. Lors du printemps qui suivit leur décès, il observa chaque
jour deux papillons.
Une nuit, il rêva que sa mère et son père erraient autour de leur jardin bien-aimé, inspectant les plantes qu'ils connaissaient si bien, pour
voir comment elles prospéraient entre les mains de leur enfant. Soudain, le vieux couple se transforma en une paire de papillons. Ils continuèrent ainsi leur ronde, se posant sur chaque
fleur.
Le lendemain, les deux papillons étaient toujours là, mais le garçon savait maintenant qu'ils contenaient l?âme de ses parents. Ceux-ci pouvant
sous cette apparence continuer à profiter de l'oeuvre d'une vie entière.
Charmant conte japonais combinant la vertu bouddhique de piété filiale avec la croyance shintoïste que tout objet possède un esprit.