Ni tout noirs, ni tout verts, couleur
D'espérances jamais en fleur,
Les ifs balancent des colombes,
Et cela réjouit les tombes.
Elles éclatent, dans les ifs,
Ainsi que des fruits excessifs,
Effeuillant leurs plumes perdues
Au vent des vieilles avenues.
Dans l'azur qui va s'éclairant,
En haut de l'arbre le plus grand,
Qui monte, tel qu'une fusée,
Une entre autres est balancée.
Sous ses beaux yeux délicieux Elle semble,
d'un coin des cieux,
Couver l'aurore qui s'est faite Au fond du cimetière en fête.
Et chaque arbre, panache noir Du plus minable désespoir,
Sous les blanches plumes en foule
Est un colombier qui roucoule.
Ces oiseaux, dont les voix sont soeurs
, Ces adorables obsesseurs,
Ce sont évidemment les âmes
Des demoiselles et des dames
Dont la tombe douce reluit
Et dont la lune, chaque nuit,
Epelle, à ses lueurs glacées,
Les épitaphes insensées
"Nous vivons comme nous savons. Si nous concevons l'univers et nous-même comme des mécaniques, nous mènerons une vie
mécanique. Au contraire, si nous pensons que nous faisons partie d'un univers aux potentialités sans limites, et que notre esprit est une matrice de réalité, alors notre vie deviendra un potentiel
créatif." Marylin Ferguson, Les enfants du verseau.